L’inventaire tournant

Compter le magasin zone par zone, toute l’année, sans jamais le fermer : la méthode, le classement des articles, les fréquences, et comment s’y mettre en quatre semaines.

Ce que l’inventaire annuel seul ne donne pas

1 photodu stock, par an

Une image, pas un suivi

L’inventaire complet dit où vous en êtes le soir du comptage. Il ne dit rien des onze mois qui précèdent, ni de ce qui a dérivé entre-temps.

L’obligation reste annuelle : le tournant s’y ajoute, il ne la remplace pas.

Un écart sans cause

Douze mois après, plus personne ne peut relier un manquant à une livraison ou à une période.

Une soirée pour tout le monde

Le comptage complet mobilise l’équipe entière d’un coup, souvent après la fermeture.

Onze mois à l’aveugle

Entre deux inventaires, les commandes et le réassort tournent sur un stock que personne n’a vérifié.

Classer les articles : A, B, C

On ne compte pas tout à la même fréquence. Tout l’art du tournant est là.

A — ce qui fait le chiffre

Une petite part de vos références, l’essentiel de la valeur vendue. Forte rotation, forte valeur, ou les deux. Un comptage par mois, ou par trimestre au minimum.

B — le ventre du magasin

Rotation moyenne, valeur moyenne. Deux à trois comptages par an suffisent à garder l’écart sous contrôle.

C — la longue traîne

Beaucoup de références, peu de valeur et peu de mouvement. Une fois par an, souvent à l’occasion de l’inventaire complet.

Comment classer les vôtres

Sortez de votre logiciel les ventes des douze derniers mois, triez par valeur vendue décroissante, et coupez là où la courbe s’aplatit. Ajoutez en A ce qui est sensible au vol, même si la valeur est faible.

Découper le magasin en zones

Quatre règles, et elles se vérifient toutes sur le terrain, pas sur un plan.

Taille

Une zone se compte en une fois

Si une personne ne peut pas la finir dans sa session, coupez-la. Une zone laissée à moitié est une zone qu’il faudra recommencer.

Bornes

Des limites qu’on voit

Un rayon, une allée, une travée de réserve. Une frontière qu’on doit interpréter produit des doublons et des oublis.

Stable

Le même découpage à chaque passage

C’est ce qui rend les écarts comparables d’un mois sur l’autre, et permet de voir qu’une zone dérive.

Réserve

La réserve en fait partie

Elle concentre souvent les écarts, et c’est l’endroit où le réseau tombe. Le comptage doit tenir sans signal.

Se mettre au tournant en quatre semaines

Une semaine par étape, et la quatrième donne le rythme que votre magasin peut réellement tenir.

  1. Importer et classer

    Chargez le référentiel articles et le stock théorique, puis sortez vos ventes de l’année pour établir les familles A, B et C.

  2. Découper et nommer

    Tracez les zones sur le plan du magasin, imprimez leurs balises, et collez-les là où le compteur les verra.

  3. Compter une zone

    Une seule, sur une famille A, avec une personne. L’objectif n’est pas le chiffre : c’est de mesurer le temps réel d’une zone.

  4. Caler le rythme

    Le temps mesuré donne le nombre de zones par semaine. Posez-le au calendrier, et tenez-le : c’est la régularité qui fait le résultat.

Les questions qu’on nous pose

Qu’est-ce qu’un inventaire tournant ?

Un comptage par zones, étalé dans le temps : quelques rayons cette semaine, la réserve la semaine prochaine. Chaque zone est vérifiée plusieurs fois par an sans jamais fermer le magasin.

Remplace-t-il l’inventaire annuel ?

Il ne remplace pas l’obligation légale de contrôler son stock par inventaire au moins une fois tous les douze mois. En revanche, un magasin qui compte en tournant toute l’année arrive à son inventaire complet avec un stock déjà fiable, donc beaucoup moins d’écarts à traiter.

À quelle fréquence faut-il compter chaque zone ?

Selon ce qu’elle contient : les familles à forte rotation ou sensibles au vol une fois par mois ou par trimestre, le milieu de gamme deux à trois fois par an, la longue traîne une fois par an. Ce sont des points de départ, à recaler sur vos propres ventes.

Combien de temps prend une zone ?

Cela dépend de la densité du rayon et du nombre de références. C’est la raison pour laquelle on commence par en compter une seule, chronomètre en main : le temps mesuré donne le nombre de zones tenables par semaine.

Faut-il fermer le magasin ?

Non, et c’est l’intérêt principal. Une zone se compte pendant les heures creuses, pendant que le reste du magasin travaille normalement.

Comment éviter de compter deux fois la même chose ?

Par des zones aux limites visibles, ouvertes puis clôturées une à une. Dans Quantinvo, chaque zone porte une balise que le compteur scanne avant de commencer : c’est elle qui dit qui compte quoi, et ce qui reste à faire.

Comptez en tournant avec Quantinvo

Des zones, une balise par zone, et un rapport à chaque passage.